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30/11/2007
Vu, lu, entendu...
Petit florilège de "niouzes" vues, lues, entendues...
Stéphanie Berhamma invente un nouveau porte-bébé inspiré de l'écharpe africaine, en coton et chanvre bio issu du commerce équitable. Elle a créé ce modèle pour elle-même, puis cette ancienne publicitaire s'est appuyée sur les conseils d'ostéopathes pour le commercialiser, après que de nombreuses mères aient manifesté leur intérêt.
Source : Innovation le journal, 28 novembre 2007
MarketingWeek indique que Mars UK va lancer une nouvelle variante/extension de sa célèbre barre Mars (dont la France déguste depuis quelques semaines le "Coeur fondant", le Mars nouvelle recette, moins calorique). Peut-être le Mars Fling, actuellement testé en Autralie : deux petites barres (se rapprochant en cela de Twix) avec une base de biscuit allégé et la texture "nougat fouetté" caractéristique de Mars. Ce nouveau produit ciblerait en priorité les femmes qui avaient plutôt bien accueilli Mars Delight il y a 3 ans. Le lancement bénéficierait d'un fort soutien publicitaire. Cela suffira-t-il à transformer la "junk food" en "gourmandise permissive" et responsable ?

Mars - Fling en Autralie : Fling est marque-propre, et propose un design plutôt en rupture (blanc, volute et fil rouge, féminin)
Source : Marketing Week, 28 novembre 2007
Source de l'image : cybercandy
Entendu (sur le côté droit) de l'escalator d'un magasin : "sur Facebook il y a le groupe des "gens qui se mettent à gauche sur les escalators"..."
"Pas vu à la télé" volume 2 vient de sortir, faisant suite à l'opus1 de l'an passé. Un argument de vente promis à un bel avenir, dans d'autres domaines que la musique ?

Non, la H Box n'est pas (qu')un distributeur de boissons, snack ou "fresh food" plus "Healthful" en Anglettere.
(source de l'image : H-box.com)
C'est le nom d'un "espace de projection nomade" signé Hermès, qui diffusera des oeuvres d'art vidéo commandées auprès de différents artistes par la maison de luxe, dans le cadre d'une opération de mécénat pour l'art contemporain (parmi eux : Alice Anderson, Yael Bartana, Sebastian Diaz Morales, Dora Garcia, Judith Kurtág, Valérie Mréjen, Shahryar Nashat, et Su-Mei Tse).
Cette structure itinérante et dont l'entrée est gratuite se visitera dans différents musées à travers le monde (et pour commencer à Paris au Centre Pompidou) ; ses modules aluminium et plexiglas pouvant se monter et se démonter à volonté : "la façade principale entièrement transparente est bien plus qu'une ouverture, un appel à entrer dans la boîte : regard sur le monde, accès direct de la lumière, elle fait d'H Box un espace d'intimité accessible aux images alentour. La haute technologie du dispositif visuel et sonore permet aux spectateurs de pénétrer au cœur des images".
Source : newsletter abcluxe, 27 novembre 2007
Voir aussi : dépêche AFP relayée par Aujourd'huilejapon, 29 novembre 2007
19:05 Publié dans Marketing News - Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/11/2007
Tendances nouvelle génération au SEMO
Voici quelques notes réalisées depuis la synthèse TV de la conférence plénière "Nouvelles générations, nouvelles tendances" du SEMO 2007, disponible ici :
Rémy Oudghiri - ipsos marketing research :
Tout s'accélère : les générations d'aujourd'hui et de demain sont très différentes de nous. Il semble s'observer une "rupture des générations" par :
- de nouvelles façons d'acheter (troc, marchandage...) : de plus en de plus de phénomènes de contestation des prix, de négociation.
- de nouvelles façon de travailler, d'étudier (les devoirs réalisés avec l'aide d'internet...)
- de nouvelles façons d'enter en contact (chat, site de rencontres type meetic, où l'on sélectionne par critères le portrait robot de la personne que l'on cherche...)
- un nouveau rapport au temps : nous sommes aujourd'hui dans la "société du rattrapage" permanent : on a en effet la sensation qu'aujourd'hui tout a été publié, qu'il y a quelque part sur le web la réponse aux questions, l'information que l'on cherche. D'où une perte de mémoire généralisée : on apprend de moins en moins, on retient de moins en moins, car internet joue le rôle d'une sorte de "prothèse" planétaire disponible.
La génération ado aujourd'hui semble à la fois hyper libérée (les NTIC poussent à beaucoup de libertés) et très sage. Ainsi dans société où l'"immatériel" prend de plus en plus d'importance, c'est le matériel qui fait rêver (travail, argent, voiture, propriété) : les jeunes français s'endettent pour investir dans l'immobilier.
Serge Tisseron - psychiatre et psychanalyste :
Il faut rappeler que les jeunes d'aujourd'hui se sentent en insécurité : cette période clé où ils grandissent est vécue comme difficile.
Les modèles des générations précédentes ne sont plus attractifs pour eux : ils ont l'impression que le monde change trop vite, que leurs parents s'y adaptent trop lentement donc qu'ils doivent inventer quelque chose - mais ils ne savent pas très bien quoi. De plus les perspectives de la mondialisation, le terrorisme, les inquiètent beaucoup.
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NDLR : il me semble en effet que la situation des jeunes d'aujourd'hui a pour ceci de fondamentalement inédite que ces derniers sont confrontés à la nécessité de créer par eux-mêmes des attitudes référentes et définir leur propre chemin de vie car leurs parents ne peuvent (ou ont l'impression de ne plus pouvoir) vraiment leur transmettre le leur, le monde et ses codes changeant trop vite.
Le tournant des nouvelles technologies est en cela révélateur de l'influence de la technique sur l'organisation de la société - les relations de travail, la relation au travail et le contenu du travail lui-même ont été et sont encore bouleversés par les NTIC, et d'autres sphères comme la consommation, les échanges interpersonnels, l'école, le quotidien, le sont aussi -.
Cette problématique de la transmission me semble centrale dans la compréhension de la nouvelle génération, d'autant que, comme le dit plus loin Joël Brée, la jeunesse et ses valeurs associées (potentiel de vie, beauté...) forment le coeur des aspirations de leurs aînés, provoquant une inversion étrange des modèles - et au fond difficile à gérer pour les jeunes -, comme s'ils étaient devenus les détenteurs des "vérités" d'aujourd'hui.
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"En même temps, les jeunes développent une relation différente aux images car ils sont à la fois consommateurs et producteurs d'images. Paradoxalement, leur plus grande distance face aux images n'empêche pas les jeunes de croire qu'une basket de telle marque est meilleure qu'une telle d'une autre marque.
Ils ont toujours une croyance en des marques dont on sait par ailleurs que leurs produits ne sont pas forcément de meilleure qualité que d'autre. Les marques jouent un grand rôle de définition de communautés (si l'on arbore pas telle marque, impossible d'être membre du groupe...). Les marques sont par là même investies comme de véritable repères sectaires, quelque chose de rassurant pour des jeunes angoissés, et ce d'autant plus que les familles leur semblent remplir de moins en moins bien le rôle qu'ils en attendent.
Plus l'insécurité est grande plus le devient la tentation de décider qu'on ne se trompe pas en se rattachant à un groupe qui pense la même chose que soi.
Et plus une communauté de consommateurs est grande plus l'appel à rejoindre cette communauté de gens qui ont déjà essayé et approuvé une marque est fort, permettant ainsi de se sentir moins seul, d'appartenir à un groupe."
Serge Tisseron fait remarquer également qu'un grand désir des jeunes aujourd'hui est de nouer des liens informels, mais que ceux-ci s'effectuent en l'absence du corps.
Le corps aujourd'hui est de moins en moins présent dans les échanges (internet étant l'exemple typique de l'échange sans corps). Comment la sensation va-t-elle retrouver sa place ?
Le désir de communiquer est toujours là mais les moyens ont changé. Avant on se voyait, on se touchait. Aujourd'hui internet introduit un troisième type de relation (autre que réel ou imaginaire) : c'est la relation virtuelle, où l'on interagit avec quelqu'un que l'on ne peut pas "sentir", flairer, toucher...
Joël Brée - ESC Rouen :
Pour comprendre la nouvelle génération, il faut croiser 3 dimensions :
- Tout ce qui touche au développement de l'individu.
A noter que le besoin de lien social des ados existait déjà auparavant : certaines étapes du développement sont déconnectées du contexte social et technologique dans lesquels ils se trouvent.
- Le regard que la société porte sur cette génération.
L' "ado" est un construit social reflet d'une époque particulière. Aujourd'hui l'enfant représente un "investissement" pour une famille ; la relation affective est très forte. On observe en conséquence un changement de focalisation de la société : là où auparavant, la référence, le modèle, était "le sage", celui qui avait l'expérience, aujourd'hui, c'est celui qui est jeune, qui a la beauté et la force. C'est lui qui va donner les tendances et lignes directrices auxquels tout le monde va se soumettre.
- L'interaction de l'individu avec sa génération.
Intégrer ces 3 dimensions permet de voir que internet ou les NTIC en général ne sont pas des changements mais un élément qui va permettre de pouvoir adapter un certain nombre de pratiques aux NTIC.
Thierry Maillet - observatoire de la participation :
Les NTIC vont-elles nous permettre de nous reconnecter avec le mouvement de modernisation et de démocratisation des années 70, ou au contraire allons-nous profiter de cet apport technologique pour nous protéger, nous enfermer ?
"Connecté ou protégé ?" autrement dit : allons-nous vers davantage de "connexion" pour redevenir un sujet ? Ou vers davantage de "protection", qui nous ramènerait à un statut d'objet ?
Internet deviendra-t-il un vaste outil de surveillance, va-t-on préférer rester entre soi, entre "ceux qu'on connaît" ? Ou au contraire va-t-il nous aider à développer notre capital-social (cf.bourdieu) et les réseaux sociaux ?
17:42 Publié dans Salons / forums | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

